25 octobre 2026 - 289 vues
Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Guyane fait face à une situation exceptionnelle sur son site de Cayenne. Depuis samedi 24 octobre, plusieurs interruptions de l'alimentation en eau perturbent le fonctionnement de l'établissement. Selon un communiqué officiel publié ce dimanche 25 octobre, l'hôpital a activé une cellule de crise et mis en place une organisation exceptionnelle pour garantir la continuité des soins.
Des coupures d’eau successives depuis samedi
La situation a débuté samedi 24 octobre 2026, en fin d'après-midi, lorsqu'une première interruption de l'alimentation en eau a touché le site hospitalier de Cayenne.
L'approvisionnement a pu être rétabli au cours de la nuit, mais une nouvelle coupure est survenue dimanche matin.
Au moment de la publication du communiqué du CHU, le 25 octobre, cette interruption était toujours en cours.
L'établissement précise qu'un communiqué de la Société guyanaise des eaux (SGDE), daté du 24 octobre, fait état d'actes de malveillance. Le document hospitalier ne fournit toutefois pas de précisions sur la nature exacte de ces actes ni sur leurs auteurs.
Une cellule de crise mobilisée dès dimanche matin
Face à la persistance de la situation, la direction du CHU a réuni une cellule de crise dimanche 25 octobre à 10 heures.
L'objectif est de coordonner les mesures d'urgence, d'évaluer les conséquences sur les activités hospitalières et d'organiser l'approvisionnement en eau.
La direction travaille en lien avec plusieurs partenaires institutionnels, notamment la préfecture, l'Agence régionale de santé (ARS) et le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS).
Dialyse, réanimation et laboratoire : les soins prioritaires préservés
Malgré les difficultés d'approvisionnement, le CHU annonce la mise en place de plusieurs mesures destinées à maintenir les activités essentielles.
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Eau potable : distribution de bouteilles d'eau aux patients et aux professionnels, avec priorité aux patients pour la boisson et la prise des médicaments.
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Réanimation, dialyse et stérilisation : services identifiés comme prioritaires pour l'utilisation de l'eau osmosée.
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Hémodialyse : les séances programmées lundi 26 octobre sont maintenues.
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Laboratoire : les activités sont concentrées sur les analyses urgentes.
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Hygiène et sanitaires : deux cuves de réserve d'eau non potable sont régulièrement réapprovisionnées par les sapeurs-pompiers du SDIS.
Le site hospitalier de Kourou, qui n'est pas concerné par ces interruptions, pourra également accueillir des patients en cas de nécessité.
Les urgences restent ouvertes, mais l'hôpital appelle à la responsabilité
Le CHU insiste sur un point important : le service des urgences de Cayenne reste ouvert, mais son fonctionnement est adapté à la situation.
La direction demande à la population de ne se présenter aux urgences qu'en cas de réelle nécessité, afin de préserver les capacités de prise en charge des patients.
En cas d'urgence médicale grave, il convient toujours d'appeler le 15 ou le 112.
Des professionnels mobilisés dans des conditions difficiles
Cette situation exceptionnelle impose une adaptation importante de l'organisation hospitalière, aussi bien pour les professionnels de santé que pour les équipes techniques et administratives.
Dans son communiqué, la direction du CHU remercie les agents hospitaliers pour leur mobilisation, ainsi que les services de secours, les autorités de l'État et l'ARS pour leur soutien.
Elle remercie également les patients et leurs proches pour leur compréhension.
Une situation qui rappelle la vulnérabilité des infrastructures essentielles
Cette nouvelle interruption d'eau rappelle combien l'accès à cette ressource est indispensable au fonctionnement des établissements de santé.
Au-delà de la consommation quotidienne, l'eau est nécessaire à l'hygiène hospitalière, à la stérilisation des équipements, à certains examens biologiques et aux traitements comme l'hémodialyse.
Toute interruption prolongée représente donc un défi logistique et sanitaire majeur.
Au 25 octobre, le communiqué du CHU ne précise ni la date prévue du rétablissement normal de l'alimentation en eau ni la durée pendant laquelle l'établissement pourrait maintenir cette organisation exceptionnelle.





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